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Lucette Legot, KanZaman

Publié le lundi 8 décembre 2008

  • Après avoir fini ses études, Lucette a quitté la Normandie pour voyager à travers le monde. Elle travaillera 12 ans pour le Club Med. Sa première rencontre avec une équipe de film, dont Warren Beatty et Dustin Hoffman lui fit prendre la décision de travailler dans le cinéma. Grâce à Denise O’Dell, son premier tournage fut un James Bond : « Tuer n’est pas jouer », au Maroc. Depuis lors, elle a construit son expérience de productrice exécutive. Co-fondatrice de KanZaman Monaco en 1993, elle est impliquée dans tous les projets de la société.

    - Etymologie de KanZaman ?
    KanZaman est né en 1992 suite à la rencontre des 3 associés, que nous sommes encore aujourd’hui, Denise O’Dell, Frédéric Bovis et moi-même, sur le tournage d’un film de Blake Edwards en Provence-Alpes-Côte d’Azur d’abord puis en Jordanie. Le nom vient de là-bas et signifie : "Il était une fois…"

    - Quels sont les activités principales de KanZaman Monaco ?
    Jusqu’à ces dernières années, c’était essentiellement la production exécutive de films de long métrage et publicitaires mais maintenant, avec KanZaman aussi présent en France et en Espagne, nous nous concentrons sur le développement de nos propres projets de long métrage.

    - Vos références ?
    En publicité, le marché Anglo-Saxon quasi essentiellement, en long métrage : plusieurs films au Maroc ; Sahara, Spygame, la Momie (X2)…, en France : James Bond X 2 (un dans les Pyrénées, l’autre dans les Alpes), Swordfish, Johnny English, The Dreamers (Bertolucci),…

    - Quels sont vos liens avec le groupe Kanzaman ?
    Incestueux !! nous sommes comme une vieille famille, Denise O’Dell étant notre chef de famille ! Nous travaillons en pool sur nos propres projets et soit séparément, soit ensemble sur d’autres. Par exemple, KanZaman Madrid a produit le film de Milos Forman, "Les Fantômes de Goya" mais nous leurs avons filé un coup de main pour la post-production qui s’est faite à Paris. Nous essayons de nous compléter selon les projets.

    - Pourquoi avoir adhéré à Cinéma au Soleil ?
    Nous nous sentions en peu isolés sur notre Rocher et avions envie d’appartenir à un réseau actif qui nous facilite les rencontres, l’information, la communication. La situation a beaucoup évolué depuis nos débuts dans les années 90 et il est important de rester en éveil ; le plus simple et le plus immédiat était de s’intégrer à une synergie comme Cinéma au Soleil.

    - Que vous a apporté votre participation au Sangam Tour ?
    Rien de tangible pour le moment mais les effets de ce genre d’action se voient sur le long terme. Cela fait de nombreuses années que les producteurs "occidentaux" se rendent dans différents pays pour les besoins de leurs tournages, il est heureux que le cheminement inverse commence. La France, bien que vue comme très chère, a toujours un grand pouvoir d’attraction qu’il est important d’encourager afin de le maintenir. Des opérations comme celles-ci suscitent ou encouragent les envies des producteurs étrangers. Essayons de rester dans la course, à côté des Américains par exemple qui font beaucoup d’efforts pour "envahir" l’Inde et la Chine. Il s’agit autant de préserver notre culture que notre économie, l’une n’allant pas sans l’autre.

    - Votre meilleur souvenir / votre pire cauchemar concernant un tournage ?
    Meilleur souvenir : plein, je suis encore et toujours épatée par la faculté, la capacité des équipes à travailler ensemble au service d’un film, d’un metteur en scène, trouver des solutions, faire preuve d’imagination, de créativité. Je me souviens d’un film publicitaire où l’on tournait de Nice à Gênes dans des décors souvent compliqués, en ville, en montagne, avec quantités de cascades. Ou plus récemment, voir Milos Forman au travail était un grand et bon moment. Quant au pire cauchemar, j’ai beau chercher, ça ne me vient pas ! Des prises de têtes, des coups de gueule, oui, forcément mais pas des cauchemars !

    - Les projets en cours ?
    Plusieurs longs métrages en développement, en Anglais pour la plupart et en coproduction(s) internationale(s) mais par superstition, ou par sagesse, je n’en dirai pas plus pour le moment.

 


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