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Choisir une chaîne cohérente de montage

Mis à jour le mercredi 27 août 2008

  • Au-delà de la maîtrise de l’environnement complexe qu’est la HD, l’aspect matériel est à privilégier :

    • les monteurs sont amenés à travailler avec trois grands formats : le HD CAM, le DVC Pro HD ou le HDV.
    • les fichiers d’images sont en moyenne quatre fois plus lourds qu’en SD et nécessitent des configurations musclées : processeurs surpuissants, stockages chiffrés en Téraoctets, codecs adaptés aux débits.
      Avant de penser « logiciel », il convient donc d’envisager quelle sera la chaîne cohérente de montage qui répondra aux besoins spécifiques d’un projet.

    Le très haut de gamme :
    Sur des productions HD très haut de gamme, on monte généralement les rushes en off line sur des stations légères comme si elles avaient été tournées en SD. Une conformation des originaux en pleine résolution (4:4:4) sur station de montage (Quantel EQ, Octane Flame et Smoke…) ou en régie numérique, permet ensuite de restituer les choix de montage tout en effectuant des travaux complémentaires. (Cette solution reste fiable mais onéreuse -environ 1300 €/jour-).
    Avec la HD, la principale difficulté consiste à faire cohabiter des images de sources, de cadences, des résolutions et de ratios hétérogènes qui obligent à lire les éléments sur différents magnétoscopes et reconfigurer les fichiers. Quantel a développé des outils intégrés de conversion qui permettent les cohabitations pendant le montage et le choix de plusieurs formats de sorties pour les masters (16/9 HD,4/3 SD, balayage p ou i …).

    La moyenne gamme : Du côté des loueurs, l’offre logicielle autour de la HD reste limitée. Avid M C Adrenaline, seul système proposé à la location par Vidéo Plus permet :

    • de monter et finaliser un programme de qualité HD en restant sur la même machine. Il faudra toutefois que Vidéo Plus ajuste les configurations aux besoins en ajoutant les cartes, plug-ins et serveurs nécessaires.
    • de travailler efficacement, dès qu’ils sont pourvus du codec DNxHD, qui est un véritable Sésame. Les images HD, selon Avid, le constructeur, ne consomment alors pas plus d’espace de stockage et de bande passante que des médias SD non compressés. La quantification des images sur 10bits, applicable sur toute la chaîne, permettrait de conserver la qualité des images.
    • de gérer les métadonnées de différents formats.
      Grâce à ses compétences, Avid MC Adrenaline HD puisse assurer le suivi de multiples sources vidéo et pellicule jusqu’à la conformation sur Avid DS Nitris. Faire une étude comparée d’un projet finalisé sur Avid Nitris et Quantel E Q ne manquerait d’ailleurs par d’intérêt. Selon Avid, la possibilité de monter des formats DVCPro HD et HDV dans leur mode natif éliminerait le temps perdu à effectuer des transcodages et la consommation d’espace disque qui en découle.

    La HD en format natif :
    Sur Avid Xpress Pro HD, petit frère de l’Adrenaline HD, le montage en format natif DVCPro HD serait aussi possible, depuis la capture des images jusqu’à la conformation.
    Final Cut Pro 5 HD revendique de son côté la capacité à gérer le HD non compressé (moyennant la carte kona 2 et le Xserve d’Apple) d’un bout à l’autre de la chaîne.
    Le moteur RT Extreme permet aux utilisateurs de visualiser les images en cours de montage et les effets avant rendu.
    Dans la gamme Pinnacle, Chrome est capable des mêmes performances, mais là encore les capacités de stockage doivent suivre. L’addition des « options » finît par coûter cher. On se demande alors quelle est la place d’un format « économique » dans cet environnement, si l’on considère le HDV comme une évolution qualitative du DV ?

    Monter en HDV :
    En HDV voir l’image en monitoring pendant le montage ne va pas de soi. Réaliser des effets multi génération sans dégradation n’est pas assuré. Le format HDV a en effet besoin d’être compressé puis décompressé pour que le Montage puisse se faire ; si de nombreuses générations d’effets sont à l’œuvre, les cycles compression/décompression détériorent le signal. Il faut en outre répondre à une énorme demande en calculs, ce qui est toujours possible moyennant finances. Ce qui l’est moins est le travail de montage à l’image près. Le format HDV, codé en MPEG 2 génère des « inter-images » encapsulées dans un GOP ( Group Of Picture) de six images dépendantes.
    Pour réaliser un raccord précis à l’image, il faut transformer les inter-images en intra-images. Si le GOP est décompressé puis encodé par DNxHP (Avid) on passe de l’inter à l’intra-image et les réflexes de montage sont préservés. L’Avid Mojo, boîtier dédié aux connections et à l’affichage semble avoir supprimé tout souci lié au monitoring, la visualisation des séquences en cours de montage s’avérant possible.
    D’autres codes propriétaires permettent la conversion intra-images, le Canopus HD qui tourne avec la gamme Edius et le Mpeg 2 IBP sur Liquid Edition pro de Pinnacle. Là le HDV natif est capturé via la connectique FireWire. Le codec utilisé autorise la cohabitation de plusieurs formats sur la timeline, assure-t-on chez Pinnacle, plus compliqué est d’uniformiser le ratio ( tout en 16/9 ou 4/3) en sortie.
    Enfin sur Final Cut Pro 5 HD, on monte l’HDV en off-line grâce au plug-in “Lumière HD”.

    Tous les constructeurs qui ont su se maintenir sur le marché des systèmes de montage non linéaire proposent donc des solutions en HD. _ Ces innovations sont à accueillir avec discernement…
    La prochaine édition de l’IBC présentera un nouveau né chez Lightworks : Alacrity dédié lui aussi au montage HD. Des clients béta testeurs pourront être interrogés à Amsterdam, puis à Paris, en novembre, lors du prochain Satis.

    Source : Sonovision n°499

 


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